Fabien Caron, conservateur de la Réserve de la Sangsurière et de l'Adriennerie
- "Fabien, peux-tu te présenter ? "
"- Nouvellement arrivé au sein de l'équipe du Parc naturel régional, en remplacement d'Emmanuelle Bouillon*, je prends le poste de conservateur de la Réserve Naturelle Nationale de la Sangsurière et de l'Adriennerie (RNN ).
Mon souhait de rejoindre le Parc naturel régional s'est justifié par plusieurs facteurs. Au début de mes études en 2017, j'ai été contraint de quitter le littoral du Pas-de-Calais où j'ai grandi. Les études, puis le travail, puis à nouveau les études m'ont amené, au fur-et-à-mesure, de plus en plus loin de la mer, jusqu'à me retrouver à Lyon. C'est là-bas que j'ai rencontré un Cotentinois qui m'a vanté les mérites du territoire. En parallèle, j'ai continué de garder mes pieds au frais en arpentant les zones humides. C'est dans une tourbière du nord de la France que j'ai décidé d'orienter mon parcours professionnel autour de ces milieux. Une fois le master d'écologie en poche et libre de mes obligations, j'ai pu à nouveau choisir où j'allais vivre. Le poste proposé par le Parc coche toutes les cases : un travail sur les tourbières, un territoire préservé, et une proximité directe avec le littoral. Cerise sur le gâteau, les valeurs qui animent les Parcs naturels régionaux correspondent aux miennes.
- "Quelles vont être tes missions ? "
C'est sous la responsabilité de Nicolas FILLOL, responsable du pôle biodiversité au Parc, que j'effectuerai mes missions.
La première d'entre elles est la conduite du plan de gestion en cours jusqu'en 2027. J'arrive en fin de cycle de plan de gestion, au moment où les résultats des nombreuses études entreprises par la précédente conservatrice* commencent à arriver. Un travail conséquent de compilation et de synthèse de ces résultats est à venir pour les années 2026 et 2027. Puisque la nature ne prend pas de pause, il faudra continuer à être vigilant sur les travaux de gestion. Certains sont déjà bien engagés, tandis que d'autres n'en sont qu'à leurs balbutiements. Enfin, j'ai hâte que la belle saison soit de retour pour pouvoir inventorier les espèces présentes sur la réserve (Droséra, Damier de la Succise, . Là encore, les suivis commencent à se programmer tandis que d'autres s'ajouteront en raison de mon arrivée et de mes affinités. Ce sont ces grandes thématiques qui composent mon travail au quotidien.
Je serai enchanté de pouvoir échanger avec vous. J'espère même, pourquoi pas, vous rencontrer sur le terrain, à la RNN de la Sangsurière et de l'Adriennerie ! "
*Emmanuelle Bouillon, toujours présente au Parc naturel régional, effectue actuellement un mentorat scientifique en tourbières.
Pour en savoir plus, téléchargez les brochures de la collection Connaissance :
- Sur les chemins de la Sangsurière et de l'Adriennerie
- La flore de la Sangsurière et de l'Adriennerie