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Maison du parc

Les mammifères

La loutre d'Europe

Après plus de 10 ans d'absence de données, la Loutre d'Europe a été redécouverte en 2011 dans les bassins-versants de la Douve et de la Vire tant dans les marais qu'à l'amont. La population est sans doute encore faible car les indices de présence sont irréguliers. Fin 2014, des données sans suite ont été récoltées dans les marais de l'Aure.

Les chauves-souris

Les chauves-souris plus discrètes n'en sont pas moins présentes. Elles font l'objet de suivis particuliers sous la forme d'itinéraires routiers parcourus deux fois par an avec un détecteur d'ultrasons permettant d'identifier les espèces.

Quatorze espèces de chauves souris ont été identifiées dans les marais en activité de chasse : La Pipistrelle commune est l’espèce la plus fréquente et la plus abondante suivi du groupe « Pipistrelle de Kuhl / de Nathusius ». Viennent ensuite la Sérotine commune et le groupe des Murins puis la Barbastelle.

Les espèces ubiquistes au vol peu manoeuvrable dominent le peuplement mais plusieurs autres évoluant habituellement dans des milieux fermés exploitent les lisières et/ou les boisements disséminés dans les marais. Il semblerait que l'activité de chasse dans les marais soit assez importante mais cela nécessite des investigations supplémentaires.

Le territoire du Parc présente un très fort intérêt pour la Sérotine commune. En effet, son activité est très souvent supérieure à celle détectée à l'échelle nationale et aucune tendance d'évolution de la population n'est pour l'instant détectée alors que l'espèce est en régression en France.

L'exceptionnelle surface en milieux humides qui fait la spécificité de la zone d'étude ne semble pourtant pas être à l'origine de ce bilan très positif puisqu'on constate en secteurs de marais une activité moindre pour cette espèce, de même qu'à proximité de milieux plus fermés.

En ce qui concerne la Pipistrelle commune, l'intérêt du territoire est plus faible : bien qu'elle reste l'espèce la plus contactée, son activité reste modérée et en diminution (environ -3% / an). Le bilan reste tout de même plutôt positif, le déclin des effectifs étant moins marqué qu'à l'échelle du pays.

Pour en savoir plus

Le phoque

Depuis 1989, des phoques veaux-marins sont régulièrement observés en baie des Veys. Une première naissance en 1991 marque le début de l’installation d’une colonie. Aujourd’hui, une centaine d’individus sont présents et donnent naissance à une quinzaine de jeunes. Cette apparente prospérité ne doit pas masquer la fragilité de l’espèce qui avait quasiment déserté nos côtes jusqu’à la fin des années 80. La baie des Veys accueille environ 20 % de la population française répartie entre la frontière belge et la baie du Mont Saint-Michel. Si la baie est le territoire privilégié de ces animaux, ils fréquentent également un secteur côtier plus large qui s’étend de la pointe de Saire au Nord-Ouest à la pointe de la Percée à l’Est. Plus au large, ils utilisent régulièrement les îles Saint-Marcouf et les nombreuses épaves qui jalonnent les fonds.

Pour en savoir plus

Maison du Parc
3 village Ponts d’Ouve
Saint-Côme-du-Mont
50500 CARENTAN-LES-MARAIS

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